Friday, March 28, 2014

1-INITIATIONS- les initiations commencent

LES INITIATIONS: ÇA COMMENCE 

Patrice Malidoma Somé à 18 ans...Il est maintenant dans la forêt ou se passent les rites initiatiques


je ne sais pas comment cette session s'est terminée.

Je me rappelle seulement d'un immense rocher qui pesait plusieurs tonnes et qu'on me jeta. 
Je le vis venir sur moi mais il arrivait tellement vite que je n'eus vraiment pas le temps de l'éviter. Je ne pus  que faire un bouclier de mes mains et protéger mon visage.

C'était une défense futile mais c'était tout ce que je pouvais faire. Le rocher explosa en me rentrant dedans. Je me vis à ce moment là comme un personnage de dessin animé découpé dans un morceau de carton- allongé au sol... mais... il n'y avait pas de rocher



Soudain j'entendis une voix que je connaissais. « Malidoma, tu es en retard »

Je regardais de part et d'autre;   je n'avais pas bougé depuis le début de ma vision.....

Nyangoli me parlait. Un rocher ne m'avait pas frappé de plein fouet mais plutôt Nyangoli m'avait touché doucement pour attirer mon attention.

« il fallait que je te frappe pour te ramener «  expliqua t-il « tu ne voudrais pas rester ici »





le feu était presque éteint. Les flammes se mouraient après avoir consommé jusqu'à la dernière branche de bois. Il n'y plus d'Anciens ni au centre du cercle ni ailleurs. Seul restait le coach. Il demanda si tout le monde était revenu, et ne se préoccupa pas d'attendre une réponse. Il la connaissait déjà.


« vous avez commencé la nuit de votre éducation. Ce sera une nuit sans sommeil et ce jusqu'à l'aube de votre « éveil ». Vous ferez des expérience étonnantes, vous verrez et sentirez nombres de choses différentes, et cela vous changera pour le reste de votre vie.



C'est mon rôle de vous prévenir que ce n'est pas un jeu. J'ai remarqué que certains d 'entre vous ont déjà du mal à rester avec le groupe. Vous devez apprendre à ne pas résister. Ce n'est pas un champ de bataille. Vous êtes venus ici pour accepter de mourir parce que vous voulez vivre. Vous risquez de ne jamais trouver une nouvelle vie si vous commencez à vous faire distancer »



je ne savais pas du tout ce dont il parlait. Je regardais Nyangoli espérant trouver une réponse mais il se détourna. Je regardai Toori qui était assis à ma gauche. Il sourie amèrement comme s'il était désolé pour moi , comme s'il aurait voulu m'aider.



« Demain on travaillera avec votre vision » continua le coach. Il faut que vous appreniez à voir. Sans une bonne vision, vous ne pouvez continuer les sessions suivantes. Quand vous saurez bien voir, vous voyagerez chacun individuellement vers vos lieux propres dans le monde pour trouver toutes les parties de votre Moi. Mais maintenant je veux que vous dormiez. Reposez vos corps fatigués cette nuit et gardez vos esprits alertes. Il n'y aura plus aucune pause dans cet enseignement jusqu'à ce que tout soit fini »






Une partie de moi comprenait ce qu'il disait, une autre partie ne comprenait rien. La partie qui comprenait savait que j'allais vivre mes jours et mes nuits comme dans un rêve ou les mondes se rencontraient avec fracas et les différentes réalités se confronteraient.

Je savais que je ne pourrais survivre que si je faisais un effort surhumain pour ne pas résister au processus d'initiation , si je ne mettais pas en place des règles et des mesures pour contrôler le flot d'informations qui me seraient présentées.



Je savais aussi à un certain niveau, que je dés-apprendrai quelque chose. Les idées sur le monde qui m'étaient chères allaient changer. La réalité allait bouger avec ma coopération. 
Et si je ne coopérai pas, la réalité viendrait elle me chercher et m'emmener avec elle de toute façon ? Le premier jour de cette initiation marquait la fin de mon éducation traditionnelle; quelque chose se terminait sans appel.



Il y avait cependant une partie de moi qui ne savait que faire de tous ces changements. Des myriades de questions ralentissaient mon évolution vers la connaissance traditionnelle. Je désirais des débats, des théories, de la critique : c'était clairement ce que m'avait légué le monde blanc.

Mais je ne cessais de me dire qu'on ne pouvait pas toujours poser des questions. On ne peut pas constamment sculpter des théories pour encadrer l'expérience, ou couvrir l'expérience avec le toit des théories.





Les techniques de l'enseignement indigène se montraient à moi, balayant mes notions préconçues sur la façon d'enseigner; 
cette façon indigène de voir et ce que j'avais appris au séminaire étaient aussi différents que le liquide du solide . Il me semblait que la connaissance Dagara était liquide en ce sens que ce que j'apprenais était vivant, respirait, était flexible et spontané. Tout cela n'avait de sens que par rapport au relationnel. il n'était pas figé même quand il le paraissait. 
 

Par exemple, les arbres ne sont pas immobiles, ils voyagent comme nous ici et là.

A l'inverse, la connaissance occidentale que j'avais reçu les voyait comme solides parce qu'elle était ligotée dans une rhétorique logique telle, qu'elle était rigide et inflexible. La connaissance qui vient des livres, des cannons de la tradition écrite est très différente de la connaissance vivante et respirante qu'offre un Ancien de la tribu, différente aussi de la connaissance intérieure, de celle de l'âme.



Je me demandais aussi:

Est ce possible qu'une réalité soit en contradiction avec une autre réalité ?

Quelle nouvelle réalité allait se présenter à moi ?

Qu'est ce que la réalité ? 
 

J'avais reçu tellement d'informations nouvelles en quelques heures que je me sentais terriblement alourdi par cette connaissance, et pourtant je ne pouvais pas analyser ce qui s'était produit. 

Un vieil homme commença à parler et tout d'un coup je comprenais petit à petit, ou bien je me rappelais. Je me suis dit qu'il fallait absolument que je calme mon cerveau agité – l'arrêter ou le contrôler. Si je ne le faisais pas je me savais perdu, mais comment le savais je ? 
Je le sentais tout simplement, d'une certitude forte et sans faute.



Cette nuit, j'ai oublié ce qu'était la nourriture. La faim que je ressentais à la tombée de la nuit s'évapora comme effrayée par les événements récents. Une telle intensité habitait mon corps que je ne pouvais me soucier d'avoir faim. 
 

Je pulsais au même rythme que la pulsation de la terre : vert, jaune, bleu et blanc- je voyais ces couleurs tout autour de moi. Tout le Vivant les portait ou en portait une variation. 

Les initiés étaient allongés sur leur lit de paille et de feuilles rudimentaires; la nuit était froide, tellement froide que je sentis le besoin intense de couvrir mon corps nu. Mais nous n'avions que les feuilles froides pour nous abriter. Nous étions nus et nous le resterions pour toute la durée de l'initiation. Je tremblais timidement alors que le vent lourd de poussière me refroidissait. 

 A suivre......
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N'hésitez pas à laisser vos commentaires et vos impressions
sur le site ou à mon courriel

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Nous avons dans notre civilisation occidentale 
des façons d'accéder à d'autres dimensions 
voir mon blog : régressions en vies passées:  
nous accédons à d'autres dimensions de façon similaire à la régression
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je propose des sessions l'été
 entre fin Juin et mi Septembre-Octobre
contact:  shankariji@gmail.com

 

POURQUOI TRADUIRE des passages DE "OF WATER AND SPIRIT",

POURQUOI TRADUIRE  DES PASSAGES  DE "OF WATER AND SPIRIT", 
rites initiatiques des Dagoras 



Je traduis ces expériences car elles m'ont fait réalisé à quel point nous avons tous des ventres de « blancs » du à l'éducation cartésienne reçue en occident...
une éducation qui nous a séparé des multiples réalités, dimensions et strates énergétiques 
qui sont naturellement tissées dans la trame de notre matrix



j'ai retrouvé l'accès à cette trame par les régréssions dans les vies passées qui sont vite devenues 
des voyages réguliers dans d'autres dimensions...


je vous présente des passages de « Of water and spirit » avec l'espoir 
que vous même aurez envie de retrouver le chemin de l'âme indigène qui nous habite tous 
et notre accès à un monde fantastiquement réel





voir blog complémentaire


www.envoldansunnouveauparadigme.blogspot.com/






QUI EST PATRICE MALIDOMA SOMÉ ?

QUI EST PATRICE MALIDOMA SOMÉ ?


Patrice Malidoma Somé est né dans une tribu africaine, les Dagara,
à la frontière du Burkina Fasso, Ghana et cote d'Ivoire.
Dans cette tribu, le nom d'un enfant est choisi par les Anciens qui « rendent visite » à l'âme avant la naissance, 
 
Malidoma veut dire : « Pont entre les cultures »
Dans sa tendre enfance, il passa beaucoup de temps avec son son grand père, un grand guérisseur, qui communiquait avec les esprits de la nature 
 
vers l'age de 5 ans après la mort de son grand père, il fut kidnappé par les Jésuites et élevé avec nombre d'enfants noirs dans un séminaire qui les destinait à être prêtre....
il s'en échappa à l'age de 18 ans et retourna après maintes aventures, dans son village natal

Les Sages du village débattirent longuement avant de lui permettre de passer les rites d'initiation, typiquement vécus à 12 ans.
C'était un risque après l'éducation de « blancs » qu'il avait reçue..
il avait maintenant un « ventre de blancs »
Dans ce livre « Of water and spirit », Patrice Malidoma partage, avec
l'accord des Anciens, quelques expériences initiatiques importantes pour lui