Thursday, April 24, 2014

4-INITIATIONS- dans les bras de la Dame verte


DANS LES BRAS DE LA DAME VERTE






Le lendemain j'ai du continuer l’exercice et regarder l'arbre (…..)

En m'installant, je me suis rendu compte que je n'étais pas aussi agité que la veille. Je pouvais me mettre au travail avec un esprit calme et décidé. Il y avait plusieurs anciens qui m'observaient avec curiosité aujourd'hui (…)



Malidoma est déterminé à voir quelque chose



J'appelais les anciens et je leur dis que je voyais une antilope qui me regardait. Elle était immense et de couleur marron, avec une ligne blanche sur le dos et une autre entre les yeux. Je leur dit qu'elle me regardait comme si elle était prête à me chasser et je leur demandais : « est ce qu'un arbre peut se transformer en antilope et vice versa ? « 

Je leur parlais sans les regarder parce que je savais qu'ils réaliseraient que quelque chose ne tournait pas rond si je le faisais. Je voulais qu'ils croient que j'étais fasciné par cette apparition ce qui me rendrait plus crédible



mais leur réaction fut complètement à l'opposé de ce j'attendais. Même sans les regarder, je sentis l'impact de leur surprise dans l'air ambiant. Ils avaient tous l'air figés de surprise. L'ancien qui avait été mon superviseur hier me demanda alors :

que fait l'antilope?

Je répondit qu'elle était assise sur ses pattes arrières.

Cette fois ci ils éclatèrent tous de rire, j'ai cru qu'ils n'allaient jamais s'arrêter.

« Une antilope assise sur ses pattes arrières ? » demanda mon superviseur entre deux éclats de rire « regarde de nouveau »

Ils riaient et se tapaient le dos les uns les autres. Finalement ils se calmèrent et l'un d'eux dit: 
»qu'est ce que je vous disais ? Ce garçon se bat contre lui même. Je n'arrive pas à y croire, cette fausseté ne vient pas de lui. Il n'aurait jamais pu pensé à ça tout seul. Les hommes blancs l'ont initié à ce genre d'attitude. Il a vécu avec eux trop longtemps et maintenant lui aussi est devenu un menteur. Si son Vuur n'était pas taché de blanc, il saurait que les mensonges ne font pas partie de la vie"



J'ai eu l'impression de recevoir un coup de poignard dans le cœur, j'avais tellement honte que je voulais m'enterrer ici même pour échapper à la présence des anciens. 
Comment pouvaient ils savoir que j'avais menti ? Comment pourraient ils me faire confiance maintenant que je l'avais perdue de façon aussi stupide ? 
 Je ne sus que faire semblant de ne pas avoir entendu. Après avoir bien ri de moi, ils m'ignorèrent. 


J'avais des larmes plein les yeux qui me coulaient le long de mon visage, se mélangeant à la sueur.

Je pleurais de ma défaite. Pourquoi ne pouvais je pas faire ce que l'on me demandait ? Y avait il quelque chose de cassé en moi ? (…) je ressentais un mélange d'un peut tout : isolement, fierté blessée, colère, mise à l'écart, ostracisme, ségrégation

Je gardais cependant un œil sur l'arbre à travers les larmes et tout d'un coup je commençais à lui parler, comme si je réalisais soudain que c'était un être à part entière. 

Je lui parlais de mon mécontentement, de ma tristesse, de ce que je ressentais parce qu'il m'avait abandonné et que j'avais du mentir, que l'on s'était moqué de moi. Je me plains de mon échec qui devait venir du fait que l'esprit de mon grand père avait oublié son devoir envers moi depuis longtemps. Il m'avait amené ici pour qu'on m'humilie et que l'on me traite comme une ordure. Je parlais à mon grand père l'accusant de faire obstacle entre l'arbre et moi même et retarder mon éducation traditionnelle. Je lui dis que je ne méritais pas cela et qu'il devait m'emmener s'il ne me permettrait pas d'avoir une éducation normale comme tous les jeunes au camp. 
 

Puis je me suis mis à parler à l'arbre, sans colère mais respectueusement. Je lui ai dit que ce n'était pas de sa faute après tout si je ne voyais pas, que c'était la mienne. Je ne savais juste pas comment faire.
qu'il Il fallait vraiment que je reconnaisse que j'étais vide et que je ne voyais pas, parce que je savais qu'elle serait toujours là quand j'en aurais besoin d'elle et qu'elle m'aiderait à voir mes défauts et mes inaptitudes. 
 

Mes paroles étaient sincères, je le sentais. Ma douleur s'était un peu estompée et je pouvais mieux me concentrer sur l'arbre. C'était le milieu de l'après midi mais peu m'importait. Quelque chose d'autre se passait. Tout d'un coup il y eut comme un flash dans ma tête, comme un petit éclair et une brise glissa tout le long de mon dos jusqu'au sol ou j'étais assis depuis un jour et demi me refraichissant complètement.

Le soleil, la forêt , les anciens et moi même comprenions que j'étais passé dans une autre réalité, j'étais le témoin d'un miracle ;



Tous les arbres autour de mon yila brillaient comme des feux ou des lampes animées. J'étais en apesanteur comme si j'étais au centre de l'univers, tout ce qui m'entourait me regardait, comme si j'étais tout nu, faible et innocent.

Puis j'ai eu très peur, comme quand on vient vous dire que la mort est en chemin. En fait je me croyais mort. Je pensais que quelque chose s'était passé quand j’essayais de me réconcilier avec moi même de la honte d'être pris en flagrant délit de mentir. (…)

quand je regardais le yila de nouveau, je vis qu'en fait ce n'était pas du tout un arbre. Comment avais je pu le voir ainsi ? Je ne sais pas comment s'est passée cette transformation. Les choses n'arrivaient pas de façon logique, mais plutôt comme dans un rêve. 

 



Venant de je ne sais ou, à la place du yila ,
il y avait maintenant une femme de grande taille
vêtue de noir de la tête aux pieds, on aurait dit une soeur
même si son habit ne semblait pas religieux.
Sa robe était soyeuse et noire comme la nuit. 
Un voile couvrait son visage
mais je savais que derrière ce voile
il y avait une personne extrêmement belle et puissante.
Je sentais l'intensité qui émanait de sa présence
et cette intensité m'attirait comme un aimant.
M'y abandonner était comme trouver de l'eau
après une longue marche dans le désert

Mon corps semblait flotter comme si j'étais un petit enfant
qui se laissait enveloppé par une présence aimante qui le calmait
et le berçait en lui chantant des mélodies .



J'avais l'impression de flotter en apesanteur 
dans un bassin d'eau.
Mes yeux étaient fixés sur la Dame derrière le voile
et je me sentais attiré de plus en plus irrésistiblement vers elle.
Pendant quelques instants, un sentiment de timidité,
de malaise, un sentiment de ne pas être à ma place me toucha
et je dus baisser les yeux.
Quand je la regardais à nouveau, elle avait levé son voile
et me révélait un visage surnaturel.
Elle était verte, d'un vert tendre, ses yeux même étaient verts,
très petits et luminescents.
Elle souriait, ses dents avaient une couleur violette,
rayonnant de lumière
sa couleur verte n'avait rien à voir avec la couleur de sa peau
elle était verte intérieurement et extérieurement
comme si tout son corps était rempli de liquide vert
Je ne saurais dire comment je le savais
mais tout ce vert était l'expression de son amour immense


 Je n'avais jamais ressenti autant d'amour. J'avais l'impression qu'elle m'avait manqué toute ma vie et je remerciais le ciel de me l'avoir enfin rendue. Je savais que nous nous connaissions mais là, je ne pouvais expliquer pourquoi, quand ou comment, pas plus que je ne pouvais expliquer la nature de notre amour. 
 

Ce n'était pas un amour romantique ni filial ; c’était un amour qui ne rentrait dans aucune case. Comme deux amoureux qui ont été séparés pour beaucoup trop longtemps, nous nous sommes précipités l'un vers l'autre et nous nous sommes jetés dans les bras l'un de l'autre.

Embrasser son corps me fit éclater en mille morceaux, morceaux qui sont devenus des millions de cellules conscientes, toutes désireuses de se réunifier avec le tout qu'elles représentaient. Je sentais qu'elles devaient se réunifier en elle, ou mourir.



Chacune de mes cellules venait d'elle et avait besoin d'elle pour s'ancrer à sa place de nouveau. Les mots me manquent pour décrire ce que je ressentais entre les mains de la Dame verte au voile noir. Nous explosions l'un dans l'autre dans un contact cosmique qui nous envoya flotter dans l'éther en des formes enlacées innombrables. 
 

Au cours de cette expérience incroyable, Je sentais que je revenais dans le temps tout en allant dans le futur de l'espace.

La Dame verte me tenait dans ses bras, et me parla longuement de la voix la plus douce qui existe. Elle était tellement grande que je me sentais comme un petit garçon dans ses bras puissants. Elle approcha ses lèvres de mon oreille gauche et me parla si doucement et si tendrement que rien ne m'échappa. Je pleurais à chaudes larmes, non pas parce ce qu'elle me disait était triste, mais parce que chaque mot me donnait une sensation indescriptible de nostalgie et de désir. 
 



Les Êtres humains sont souvent incapables de recevoir parce qu'ils ne savent pas quoi demander.

J'étais heureux, tellement intensément heureux que je n'aurais pas pu le supporter plus d'un jour. 
Si ça durait plus longtemps, soit on en mourrait soit il faudrait savoir intégrer ces sentiments intenses non humains.

Cette partie de nous qui rêve de ces sentiments et de ces expériences, n'est pas humaine. Cette partie de nous ne sait pas que l'homme ne peut intégrer qu'une petite dose à la fois. Si les humains sentaient cela tout le temps, ils ne pourraient sans doute que pleurer des larmes de bonheur le reste de leur vie- qui ne pourrait être que très courte.



Les hommes sentent qu'ils n'ont jamais assez. En fait nous parlons de ce que nous voulons mais ce ne sont que des mots. Si nous connaissions les vrais désirs de notre cœur, nous remettrions automatiquement en question le montant de temps que nous gaspillons à vouloir des choses. Si nous recevions toujours tout ce que nous désirions, nous arriverions vite au bout de nos désirs futiles pour découvrir plutôt honteusement qu'en fait nous trichons avec nous mêmes.

L'amour consume ce qu'il aime de façon honteuse. Par conséquent nous ne pouvons faire l'expérience que de son ombre. Le bonheur n'est pas durable parce que nous n'avons pas le pouvoir de le retenir. (…)



Je ne peux répéter tout ce qu'a dit la Dame verte. Son discours reste vivant en moi parce que je le garde secret, si je le partageais, ce serait le déshonorer et le diminuer. Le pouvoir de la nature existe dans le silence. (…) Ce que la Dame verte a partagé avec moi doit être conservé dans le silence aussi, comme une marque de respect 





je me détachais de son étreinte, je la regardais le visage baigné de larmes lisant dans ses yeux qu'elle allait partir. Je ne savais pas où elle allait, mais je ne voulais pas la laisser partir sans moi . Je l'aimais tellement que je me sentais capable de tout affronter pour rester avec elle. De plus je ne voyais pas pourquoi nous devrions nous séparer maintenant que nous nous étions enfin retrouvé. Pourtant je lus dans son visage que je ne pouvais pas aller avec elle, que je n'avais pas le choix, que je devais l'accepter. Que certaines choses ne pouvaient changer. Désespéré, je m'accrochais à son corps souple, incapable de me retenir. Je fermais les yeux resserrant mon étreinte... le corps souple devient rugueux sous mes mains.



Quand je rouvris les yeux, j'ai réalisé que je m'accrochais désespérément à l'arbre de yila. Il ressemblait au même arbre que je connaissais. Entre temps, les anciens s'étaient rapprochés observant tous mes mouvements. J'entendis l'un deux dire : « c'est toujours comme ça avec eux. Au début ils résistent et jouent à l'idiot quand il y a tant à faire, puis quand ça se passe, ils ne veulent plus la laisser partir. Les enfants sont pleins de contradictions. Ils mentent et rejettent l’expérience qu'ils acceptent ensuite totalement »



j'ai senti que l'ancien s'adressait à moi et je le regardais. Nos yeux se croisèrent, je pouvais lâcher l'arbre.

« va chercher quelque chose à manger et prépares ton lit » me dit il doucement



j'ai remarqué à ce moment là que le soleil s'était couché. Mon expérience dura des heures et pourtant tout sembla si court ! 

 


......  A suivre .....

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Blogs de Shankari sur des sujets similaires : un autre espace temps


Les 2 blogs suivants sont les mêmes ..P. Malidoma Somé relate les initiations Dagora qi'il a traversées... espaces temps très intéréssants..en cours de traduction

initiations-ofwaterandspirit.blogspot.com et patricemalidomasome-enfrancais.blogspot.com


Traductions de certains passages du livre « les trois vagues » de Dolores Cannon, hypnothérapeute US...régréssions sur des espaces temps ou expériences avec les extraterrestres souvent

dolorescannonenfrancais.blogspot.com


Qu'est ce que la régression ? renommée « découverte d'autres espaces temps ».. transcripts d 'expérience personnelles

envoldansunnouveauparadigme.blogspot.com


Qu'est ce que la régression ? renommée « découverte d'autres espaces temps »..... en anglais

flyingintoanewparadigm.blogspot.com


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