DANS
LES BRAS DE LA DAME VERTE
Le
lendemain j'ai du continuer l’exercice et regarder l'arbre (…..)
En
m'installant, je me suis rendu compte que je n'étais pas aussi agité
que la veille. Je pouvais me mettre au travail avec un esprit calme
et décidé. Il y avait plusieurs anciens qui m'observaient avec
curiosité aujourd'hui (…)
Malidoma est
déterminé à voir quelque chose
J'appelais
les anciens et je leur dis que je voyais une antilope qui me
regardait. Elle était immense et de couleur marron, avec une ligne
blanche sur le dos et une autre entre les yeux. Je leur dit qu'elle
me regardait comme si elle était prête à me chasser et je leur
demandais : « est ce qu'un arbre peut se transformer en
antilope et vice versa ? «
Je
leur parlais sans les regarder parce que je savais qu'ils
réaliseraient que quelque chose ne tournait pas rond si je le
faisais. Je voulais qu'ils croient que j'étais fasciné par cette
apparition ce qui me rendrait plus crédible
mais
leur réaction fut complètement à l'opposé de ce j'attendais. Même
sans les regarder, je sentis l'impact de leur surprise dans l'air
ambiant. Ils avaient tous l'air figés de surprise. L'ancien qui avait
été mon superviseur hier me demanda alors :
que fait l'antilope?
Je
répondit qu'elle était assise sur ses pattes arrières.
Cette
fois ci ils éclatèrent tous de rire, j'ai cru qu'ils
n'allaient jamais s'arrêter.
« Une
antilope assise sur ses pattes arrières ? » demanda mon
superviseur entre deux éclats de rire « regarde de nouveau »
Ils
riaient et se tapaient le dos les uns les autres. Finalement ils se
calmèrent et l'un d'eux dit:
»qu'est ce que je vous disais ?
Ce garçon se bat contre lui même. Je n'arrive pas à y croire,
cette fausseté ne vient pas de lui. Il n'aurait jamais pu pensé à ça
tout seul. Les hommes blancs l'ont initié à ce genre d'attitude. Il
a vécu avec eux trop longtemps et maintenant lui aussi est devenu un
menteur. Si son Vuur
n'était pas taché de blanc, il saurait que les mensonges ne font
pas partie de la vie"
J'ai
eu l'impression de recevoir un coup de poignard dans le cœur,
j'avais tellement honte que je voulais m'enterrer ici même pour
échapper à la présence des anciens.
Comment pouvaient ils savoir
que j'avais menti ? Comment pourraient ils me faire confiance
maintenant que je l'avais perdue de façon aussi stupide ?
Je ne
sus que faire semblant de ne pas avoir entendu. Après avoir bien ri
de moi, ils m'ignorèrent.
J'avais des larmes plein les yeux qui
me coulaient le long de mon visage, se mélangeant à la sueur.
Je
pleurais de ma défaite. Pourquoi ne pouvais je pas faire ce que l'on
me demandait ? Y avait il quelque chose de cassé en moi ?
(…) je ressentais un mélange d'un peut tout : isolement,
fierté blessée, colère, mise à l'écart, ostracisme, ségrégation
Je
gardais cependant un œil sur l'arbre à travers les larmes et tout
d'un coup je commençais à lui parler, comme si je réalisais
soudain que c'était un être à part entière.
Je lui parlais
de mon mécontentement, de ma tristesse, de ce que je ressentais
parce qu'il m'avait abandonné et que j'avais du mentir, que l'on
s'était moqué de moi. Je me plains de mon échec qui devait venir
du fait que l'esprit de mon grand père avait oublié son devoir
envers moi depuis longtemps. Il m'avait amené ici pour qu'on
m'humilie et que l'on me traite comme une ordure. Je parlais à mon
grand père l'accusant de faire obstacle entre l'arbre et moi même
et retarder mon éducation traditionnelle. Je lui dis que je ne
méritais pas cela et qu'il devait m'emmener s'il ne me permettrait
pas d'avoir une éducation normale comme tous les jeunes au camp.
Puis
je me suis mis à parler à l'arbre, sans colère
mais respectueusement. Je lui ai dit que ce n'était pas de sa faute après
tout si je ne voyais pas, que c'était la mienne. Je ne savais juste pas comment faire.
qu'il Il fallait vraiment que je reconnaisse que j'étais
vide et que je ne voyais pas, parce que je savais qu'elle
serait
toujours là quand j'en aurais besoin d'elle et qu'elle m'aiderait à voir mes
défauts et mes inaptitudes.
Mes
paroles étaient sincères, je le sentais. Ma
douleur s'était un peu estompée et je pouvais mieux me concentrer
sur l'arbre. C'était le milieu de l'après midi mais peu
m'importait. Quelque chose d'autre se passait. Tout d'un coup il y
eut comme un flash dans ma tête, comme un petit éclair et une brise
glissa tout le long de mon dos jusqu'au sol ou j'étais assis depuis
un jour et demi me refraichissant complètement.
Le soleil, la forêt , les anciens et moi même comprenions que
j'étais passé dans une autre réalité, j'étais le témoin d'un
miracle ;
Tous
les arbres autour de mon yila brillaient comme des feux ou des
lampes animées. J'étais en apesanteur comme si j'étais au centre
de l'univers, tout ce qui m'entourait me regardait, comme si
j'étais tout nu, faible et innocent.
Puis
j'ai
eu très peur, comme quand on vient vous dire que la mort est en chemin.
En fait je me croyais mort. Je pensais que quelque chose
s'était passé quand j’essayais de me réconcilier avec moi même
de la honte d'être pris en flagrant délit de mentir. (…)
quand
je regardais le yila de nouveau, je vis qu'en fait ce n'était pas du
tout un arbre. Comment avais je pu le voir ainsi ? Je ne sais
pas comment s'est passée cette transformation. Les choses
n'arrivaient pas de façon logique, mais plutôt comme dans un rêve.
il
y avait maintenant une femme de grande taille
vêtue
de noir de la tête aux pieds, on aurait dit une soeur
même
si son habit ne semblait pas religieux.
Sa
robe était soyeuse et noire comme la nuit.
Un voile couvrait son
visage
mais
je savais que derrière ce voile
il
y avait une personne extrêmement belle et puissante.
Je
sentais l'intensité qui émanait de sa présence
et
cette intensité m'attirait comme un aimant.
M'y
abandonner était comme trouver de l'eau
après
une longue marche dans le désert
Mon
corps semblait flotter comme si j'étais un petit enfant
qui
se laissait enveloppé par une présence aimante qui le calmait
et le berçait en
lui chantant des mélodies .
Mes
yeux étaient fixés sur la Dame derrière le voile
et
je me sentais attiré de plus en plus irrésistiblement vers elle.
Pendant
quelques instants, un sentiment de timidité,
de
malaise, un sentiment de ne pas être à ma place me toucha
et
je dus baisser les yeux.
Quand
je la regardais à nouveau, elle avait levé son voile
et
me révélait un visage surnaturel.
Elle
était verte, d'un vert tendre, ses yeux même étaient verts,
très
petits et luminescents.
Elle
souriait, ses dents avaient une couleur violette,
rayonnant
de lumière
sa
couleur verte n'avait rien à voir avec la couleur de sa peau
elle
était verte intérieurement et extérieurement
comme
si tout son corps était rempli de liquide vert
Je
ne saurais dire comment je le savais
mais
tout ce vert était l'expression de son amour immense
Je
n'avais jamais ressenti autant d'amour. J'avais l'impression qu'elle
m'avait manqué toute ma vie et je remerciais le ciel de me
l'avoir enfin rendue. Je savais que nous nous connaissions mais là, je
ne pouvais expliquer pourquoi, quand ou comment, pas plus que je ne
pouvais expliquer la nature de notre amour.
Ce
n'était pas un amour romantique ni filial ; c’était un amour
qui ne rentrait dans aucune case. Comme deux amoureux qui ont été
séparés pour beaucoup trop longtemps, nous nous sommes précipités
l'un vers l'autre et nous nous sommes jetés dans les bras l'un de
l'autre.
Embrasser son corps me fit éclater en mille
morceaux, morceaux qui sont devenus des millions de cellules conscientes,
toutes désireuses de se réunifier avec le tout qu'elles
représentaient. Je sentais qu'elles devaient se réunifier en elle, ou
mourir.
Chacune
de mes cellules venait d'elle et avait besoin d'elle pour s'ancrer à
sa place de nouveau. Les mots me manquent pour décrire ce que je
ressentais entre les mains de la Dame verte au voile noir. Nous
explosions l'un dans l'autre dans un contact cosmique qui nous envoya flotter dans l'éther en des formes enlacées innombrables.
Au
cours de cette expérience incroyable, Je sentais que je
revenais dans le temps tout en allant dans le futur de l'espace.
La
Dame verte me tenait dans ses bras, et me parla longuement de la voix
la plus douce qui existe. Elle était tellement grande que je me
sentais comme un petit garçon dans ses bras puissants. Elle approcha
ses lèvres de mon oreille gauche et me parla si doucement et si
tendrement que rien ne m'échappa. Je pleurais à chaudes larmes, non pas parce ce qu'elle me disait était triste, mais
parce que chaque mot me donnait une sensation indescriptible de
nostalgie et de désir.
Les
Êtres humains sont souvent incapables de recevoir parce qu'ils ne
savent pas quoi demander.
J'étais
heureux, tellement intensément heureux que je n'aurais pas pu le
supporter plus d'un jour.
Si ça durait plus longtemps, soit on en mourrait soit il
faudrait savoir intégrer ces sentiments intenses non humains.
Cette
partie de nous qui rêve de ces sentiments et de ces expériences,
n'est pas humaine. Cette partie de nous ne sait pas que l'homme ne
peut intégrer qu'une petite dose à la fois. Si les humains
sentaient cela tout le temps, ils ne pourraient sans doute que
pleurer des larmes de bonheur le reste de leur vie- qui ne pourrait
être que très courte.
Les
hommes sentent qu'ils n'ont jamais assez. En fait nous parlons de ce
que nous voulons mais ce ne sont que des mots. Si nous connaissions
les vrais désirs de notre cœur, nous remettrions automatiquement en
question le montant de temps que nous gaspillons à vouloir des
choses. Si nous recevions toujours tout ce que nous désirions, nous
arriverions vite au bout de nos désirs futiles pour découvrir
plutôt honteusement qu'en fait nous trichons avec nous mêmes.
L'amour
consume ce qu'il aime de façon honteuse. Par conséquent nous ne
pouvons faire l'expérience que de son ombre. Le bonheur n'est pas
durable parce que nous n'avons pas le pouvoir de le retenir. (…)
Je
ne
peux répéter tout ce qu'a dit la Dame verte. Son discours
reste vivant en moi parce que je le garde secret, si je le partageais,
ce serait le déshonorer et le diminuer. Le pouvoir de la nature
existe dans le silence. (…) Ce que la Dame verte a partagé avec moi doit
être conservé dans le silence aussi, comme une marque de respect
je
me détachais de son étreinte, je la regardais le visage baigné de
larmes lisant dans ses yeux qu'elle allait partir. Je ne savais pas
où elle allait, mais je ne voulais pas la laisser partir sans
moi . Je l'aimais tellement que je me sentais capable de tout
affronter pour rester avec elle. De plus je ne voyais pas pourquoi
nous devrions nous séparer maintenant que nous nous étions
enfin retrouvé. Pourtant je lus dans son visage que je ne pouvais pas aller
avec elle, que je n'avais pas le choix, que je devais l'accepter. Que
certaines choses ne pouvaient changer. Désespéré, je m'accrochais à son corps souple, incapable de me retenir.
Je fermais les yeux resserrant mon étreinte... le corps souple
devient rugueux sous mes mains.
Quand je rouvris les yeux, j'ai réalisé que je m'accrochais
désespérément à l'arbre de yila. Il ressemblait au même
arbre que je connaissais. Entre temps, les anciens s'étaient
rapprochés observant tous mes mouvements. J'entendis l'un deux
dire : « c'est toujours comme ça avec eux. Au début ils
résistent et jouent à l'idiot quand il y a tant à faire, puis
quand ça se passe, ils ne veulent plus la laisser partir. Les
enfants sont pleins de contradictions. Ils mentent et rejettent
l’expérience qu'ils acceptent ensuite totalement »
j'ai
senti que l'ancien s'adressait à moi et je le regardais. Nos yeux se
croisèrent, je pouvais lâcher l'arbre.
« va
chercher quelque chose à manger et prépares ton lit » me dit
il doucement
j'ai
remarqué à ce moment là que le soleil s'était couché. Mon
expérience dura des heures et pourtant tout sembla si court !
...... A suivre .....
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Dagora qi'il a traversées... espaces temps très intéréssants..en
cours de traduction
initiations-ofwaterandspirit.blogspot.com
et patricemalidomasome-enfrancais.blogspot.com
Traductions de
certains passages du livre « les trois vagues » de Dolores
Cannon, hypnothérapeute US...régréssions sur des espaces temps ou
expériences avec les extraterrestres souvent
dolorescannonenfrancais.blogspot.com
Qu'est ce que
la régression ? renommée « découverte d'autres espaces
temps ».. transcripts d 'expérience personnelles
envoldansunnouveauparadigme.blogspot.com
Qu'est ce que
la régression ? renommée « découverte d'autres espaces
temps »..... en anglais
flyingintoanewparadigm.blogspot.com




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